Après avoir annoncé 54 milliards de réduction de la dépense publique pour 2027, une 4ème année consécutive du gel du point d’indice, le refus de négocier la grille indiciaire et toujours 10% de rémunération en moins quand on est malade, le ministre David Amiel vient, ce 2 octobre 2026, glisser une obole aux fonctionnaires.
Depuis le 1er juin dernier, 862 000 fonctionnaires sont passés sous le SMIC, obligeant le Gouvernement à utiliser à nouveau l’indemnité différentielle pour ne pas les rémunérer en dessous du salaire minimum. Rappelons que cette indemnité n’est pas prise en compte pour le calcul de la pension de retraite.
Dans un élan de générosité sans précédent, le Ministre et le Gouvernement ont donc proposé de revaloriser l’indice minimum de traitement pour 400 000 agents, soit la moitié des smicards.
Quant aux autres 5,76 millions d’agents publics, la réponse est la suivante : « Vous n’aurez rien ! »
Cette maigre aumône a peut-être été inspirée par la venue du Pape en France… Mais FO Fonction publique ne demande pas la charité !
Une fois de plus, ce mépris pour les fonctionnaires et agents publics démontre que nous n’avons rien à attendre de ce Gouvernement.
À nous de les contraindre à nous respecter. Nous devons lever la tête, nous rebeller et retrouver notre dignité.
Personne n’a le droit de piétiner l’engagement et le dévouement permanents des agents publics !
FO Fonction publique soutient la jeunesse et les lycéens qui défendent leurs conditions d’étude et d’avenir. Il n’est pas acceptable que le Gouvernement réponde à ces revendications légitimes par le mépris et la répression violente. FO Fonction publique encourage les initiatives des personnels pour protéger la jeunesse et la liberté d’expression et rappelle son opposition à toute forme de violence.
Comme d’autres fédérations de fonctionnaires, FO Fonction publique sera présente dans les manifestations du 6 octobre, à Paris et dans de nombreuses villes, aux côtés des organisations de jeunesse.