En cette rentrée scolaire, plus que jamais, ce gouvernement, comme ses prédécesseurs, continue de faire des économies sur le dos des élèves en situation de handicap et sur le dos des personnels !
Il manque toujours plus de 30 000 places dans les établissements sociaux et médico-sociaux pour y scolariser les élèves qui bénéficient pourtant d’une notification MDPH ! Cela se traduit par des situations ingérables, des élèves à bout, des écoles qui craquent !
Ainsi en Essonne, une collègue est agressée par un élève privé de place en ITEP et subit 7 jours d’ITT. Le ministre intervient pour trouver une place à cet élève… mais maintient toujours 953 autres élèves de ce département sans places dans un établissement social ou médico-social malgré leur notification MDPH ! En Aveyron, une AESH agressée par un élève privé de place à temps plein dans un ITEP subit 2 jours d’ITT…
Rappelons à ce sujet que le coût moyen de la scolarisation d’un élève dans un établissement social ou médico-social s’élève en effet à 47 600 € par an selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie contre 9 080 € dans une école primaire selon le ministère de l’Éducation Nationale ! Tout est dit !
Partout les AESH manquent ! De nombreuses écoles se mobilisent par la grève, par des rassemblements, des demandes d’audience pour exiger des heures d’accompagnement nécessaires pour les élèves en situation de handicap.
Voilà le résultat de la précarité que le gouvernement fait subir aux AESH, maintenus sous le seuil de pauvreté, confrontés aux PAS qui dégradent leurs conditions de travail !
Rappelons en outre que ces PAS qui se généralisent en cette rentrée sont mis en œuvre dans le seul objectif de diminuer drastiquement les notifications MDPH et donc de remettre toujours plus en cause les droits des élèves en situation de handicap !
Et que dire du manque de RASED, de PsyEN pour prendre en charge correctement les élèves en difficulté ?
Ça suffit !
Face à cette situation inacceptable, la FNEC FP-FO a décidé de prendre ses responsabilités et appelle à une journée de grève jeudi 5 novembre et une manifestation nationale à Paris pour exiger :
• La création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux !
• Le recrutement d’enseignants spécialisés et de PsyEN pour s’occuper des élèves qui en ont besoin !
• Un statut de fonctionnaire avec un temps plein de 24h pour les AESH !
• L’abandon des PAS et des PIAL !
Le SNUDI-FO appelle tous les personnels à se réunir dans les écoles à lister leurs revendications, à décider la grève jeudi 5 novembre et à participer à la manifestation nationale à Paris.